Principalement transmises par les mains ou le tissu, les infections nosocomiales touchent de 5 à 12% des personnes hospitalisées et concernent 10 millions de malades dans le monde. Certes, il existe déjà des textiles antibactériens mais leur efficacité ne résiste pas à l'usure, les microcapsules ont une durée de vie limitée à une dizaine de lavages. Quant aux textiles jetables, leur coût est important, ils nuisent à l'écologie et peuvent se révéler dangereusement inconfortables pour des malades fragiles.
Soutenu par le pôle de compétitivité
Techtera, le projet Actiprotex, mené par
Biomatech et impliquant une douzaine de PME, quatre laboratoires et deux centres techniques, a pour objectif de "concevoir des textiles susceptibles de prévenir la prolifération des maladies nosocomiales et les contaminations microbiennes" (recherche de nouveaux procédés antibactériens permettant de produire des pièces de grande taille comme des draps...). Prévu pour une durée de 3 ans, ce projet bénéficie d'une enveloppe de 4 millions d'euros (2,1 millions provenant des pouvoirs publics, des collectivités locales et de l'Etat) et implique de nombreux partenaires dont les pôles de compétitivité
Plastipolis et
Lyon Biopôle, le cluster Recherche Rhône-Alpes Infectiologie ou encore le comité de lutte contre les maladies nosocomiales. A terme, des applications devraient émerger dans d'autres secteurs comme l'agroalimentaire et la lingerie.
Source : Les Echos 02/10/07